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Sorties de la SESA en 2008

SESA La société d’études scientifiques de l’Aude

Sorties botaniques 2008.

Le présent texte constitue la première version du compte rendu des sorties botaniques d’inventaire. Les participants aux excursions botaniques peuvent apporter leur corrections ou compléments en me les faisant parvenir par courrier, par courriel ou par téléphone.

Dominique BARREAU

Jonquières le 27 avril Villerouge-Terménès le 18 mai, Belvis le 15 juin, le Pic de Bentaillole le 29 juin.

27 avril 2008 : Jonquières

Un chemin balisé monte au sud du petit village de Jonquières, il mène à un plateau où se trouve une curiosité locale, le Trou des Gimbouls. Nous y montons par une large piste traversant une sorte de lande à buis, genêt scorpion, chèvrefeuille étrusque, romarin, coronille de Valence, genêt d’Espagne (Genista hispanica)... et aussi des espèces plus acidiphiles comme l’ajonc de Provence et le genêt poilu. Les zones les plus ouvertes forment une garrigue basse avec thym, brachypode rameux, d’abondantes euphorbes de Nice, la thymélée sanamunda, le fumana fausse-bruyère et plus rarement le fumana couché. En bord de chemin Centaurea collina, Medicago suffruticosa ssp. leiocarpa en limite ouest de son aire. Le Trou des Gimbouls, sorte d’effondrement ou doline, n’apporte guère de nouveautés. Une friche récente possède quelques espèces intéressantes comme Caucalis platycarpos, Adonis annua et Mantisalca salmantica. En poursuivant, en direction du sud-est, vers les Clauses, le long d’un petit chemin quelques plantes assez rares comme Lepidium hirtum, Lathyrus filiformis, Festuca paniculata, puis plus étonnantes des plantes acidiphiles la centaurée pectinée, le ciste de Montpellier et même quelques pins maritimes.

Pour la pause de midi (plutôt à l’heure solaire !), nous partons sur la route de Durban et au-dessous d’un col sans nom (col de Durban ?), nous trouvons une pelouse à thym et brachypode rameux à l’abri du vent. Difficile de manger sereinement quand devant nous plusieurs nouvelles espèces attiraient le regard. Partout les étoiles blanches de la petite ornithogale de garrigue (Ornithogalum gussonei) en attendant la floraison de celle de Narbonne. Le scandix austral paraît bien grêle par rapport à son voisin le scandix peigne de Vénus, c’est aussi l’occasion de vérifier le critère d’aplatissement du bec par rapport à la base du fruit (même sens pour l’austral et transverse pour le peigne de Vénus). C’est une végétation assez classique avec Convolvulus cantabricus, Onobrychis supina, Argyrolobium zanonii, le discret Xeranthemum inapertum et des tapis du petit brachypode à deux épis en attente de floraison... Quelques espèces sont en limite d’aire comme Narcissus dubius et Erodium foetidum (forme crispum), ce dernier sur les rochers plus haut sur la piste.

Nous terminons en direction d’Albas où, à l’ouest du col de l’Escassie, une petite plaine accueille quelques cultures. Au milieu se dresse une butte avec de gros rochers calcaires. Ils seront l’occasion de belles découvertes : Hormathophylla macrocarpa, Arenaria modesta, Hieracium humile, au milieu d’abondants Centranthe de Lecoq et de Bufonia perennis. Parmi les très abondantes laitues des vignes, mais poussant directement sur le rocher, la rare laitue délicate (Lactuca tenerrima), pied sec de l’année précédente en début de repousse. Plus loin quelques Telephium imperati en limite de leur aire. Nous quittons à regret ce secteur qui mérite d’autres prospections.

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